Chronique n°9 : l’avant dernier chapitre des aventures de l’UGM

— C’est tellement cool que Booker T soit sorti de prison ! — Pour une fois, Sébastien, je suis d’accord avec toi.

« Me montrer nu, de dos, ne me pose pas de problème. Mais de face, c’est une autre histoire. Je ne voudrais pas perdre tous mes fans. »
Jean-Claude Van Damme

« Dès le matin, c’est pas possible ! »
Les croissants de l’hôtel étaient dégueulasses. Des torchons à margarine qui suintaient comme un Américain obèse dans une cage d’ascenseur à Miami. Mon estomac commençait à pogoter contre le reste de ma boyasse et la choucroute de la veille préparait ses valises pour l’expulsion. Je m’étais levé pour foutre ces viennoiseries dans la gueule du réceptionniste. Mais c’était un stagiaire boutonneux qui regardait ses pieds du début à la fin de son service. Il était déjà bien amoché par la vie le pauvre. Ç’aurait été méchant de ma part d’en rajouter une couche. Tous les muscles de son visage s’actionnaient de concert pour le rendre grimaçant dès qu’il passait derrière le comptoir. Encore un garçon qu’on ne payait pas, très certainement. Les entreprises du XXIe siècle rémunéraient à l’expérience, c’était bien connu : « Si tu travailles bien, t’auras un beau CV ! »
J’ai abandonné Sébastien à sa table et lui ai promis de revenir très vite avec de beaux croissants. Chauds et moelleux. La boulangerie était en face de l’hôtel. L’Étape. Très original comme nom pour un hôtel.
Je m’étais dit que ce serait bien de s’offrir une étape à L’Étape avant le concours de sandwichs. Pour s’assurer les lauriers du vainqueur, il était impératif de bien se nourrir. D’où l’importance de notre petit-déj et ma réaction de dégoût devant l’inacceptable amas lipidique qu’on nous proposait d’ingurgiter.

Décor de carte postale. Vous allez finir par envier le quotidien de l’UGM.

Décor de carte postale. Vous allez finir par envier le quotidien de l’UGM.

Je sortis à grandes enjambées. La route nationale séparait le village en deux. Elle ressemblait à une artère qui se nécrosait. Les poids lourds circulaient en rythme. On était dimanche, et pourtant… Polonais, Espagnols, Portugais et Allemands chauffaient le goudron au mépris de la loi française, noircissant les murs et effrayant les vieilles qui n’osaient plus approcher du trottoir. Les chauffeurs se gardaient bien de passer à toute allure. Cependant, les habitants s’en rendaient à peine compte. Un moteur de 500 chevaux, ça ne se déplace pas avec la légèreté d’une ballerine.
Patientant devant le pont symbolique du passage piéton, j’attendis deux bonnes minutes que l’un des types au volant m’accorde un laissez-passer. Deux minutes, c’est long. Pendant ce temps, j’ai pensé au réceptionniste et à sa tronche d’enterrement. Ce brave garçon n’avait vraisemblablement jamais regardé un show de catch de sa vie. C’était pour ça qu’il fixait ses chaussures avec l’espoir de nouer un dialogue. Ou alors, il était tombé par hasard sur un numéro de foire d’Adam Rose à Raw. Ou pire, sur la carte de Bound for Glory 2014. Dans cette dernière éventualité, il était probablement irrécupérable.

Un gros camion freina lentement. Un sifflement aigu et interminable fendit la brume matinale et me décolla un bout de cerveau. Je m’engageai sur les rectangles blancs et saluai l’aimable routier – apparemment supporter de Barcelone à en croire l’écharpe du club étendue sur son tableau de bord – qui m’ouvrait la voie de la boulangerie.
Et là, quand je poussai la porte, que la petite cloche d’accueil tinta dans l’air soudain chaud et beurré du commerce, je songeai en mon for intérieur : « Dès le matin, c’est pas possible ! »

Avant de vivre en Haute-Saône, la boulangère de Saulx catchait à la WWE. Sous un masque, heureusement !

Avant de vivre en Haute-Saône, la boulangère de Saulx catchait à la WWE. Sous un masque, heureusement !

Pas possible d’être aussi moche. La boulangère était tellement moche que j’hésitai aussitôt à repartir de là d’où je venais. Elle avait l’air sympa, j’avoue, mais il y avait une rangée de dents qui n’était pas à sa place. Et je ne parle même pas du reste. Sa tête tout entière n’était pas à sa place. Elle aurait dû être stockée dans un carton, loin du monde. Ou dans un sac, au fond d’une cave oubliée. J’aurais rencontré cette personne hideuse vers midi, ou plus tard dans la journée, donc une fois bien réveillé, je n’aurais pas réagi avec tant d’excès. Mais alors à 8 heures du mat’… c’était trop d’un coup. Quelle horrible sensation que celle de se sentir prisonnier d’un cauchemar sans fin. Un cauchemar avec en guest star la grand-mère cachée des Oddities. Costaud mentalement, je commandai deux croissants au chocolat et deux croissants au beurre. Mes yeux ne quittaient pas le présentoir des yeux. La vendeuse crut que je cherchais autre chose. Une pâtisserie à la nougatine, par exemple. En réalité, je fuyais son faciès d’orque du Seigneur des Anneaux. Et mes yeux poisseux s’empêtrèrent dans les religieuses, les éclairs à la vanille et les péchés mignons. Quand il n’y eut plus aucune pâtisserie à vendre, je tendis deux biftons de cinquante dolls au-dessus de la caisse et réglai la tonne de douceurs sucrées que je ne voulais pas. Paupières closes, je pris les trois grosses boîtes de gâteaux, mes croissants et pivotai vers la sortie en priant le bon Dieu de ne plus jamais revoir cette chose déformée.

Sur le parking de l’église, je fis un détour par le coffre de la R5. Il contenait une authentique DVDthèque. Au moins 80 kg de baston en rondelles. Le poids d’un cadavre de bonne stature. Du catch US, nippon, rosbif et même churros. L’embarras du choix. Une bonne galette de lutte professionnelle, il n’y a rien de tel pour illuminer la vie d’un mort-vivant ! Seulement, que choisir ? Le petit réceptionniste n’avait pas une tête à apprécier les gueules de toxicomanes de la AAA. Autre certitude : les décomptes slow motion du corps arbitral de la CMLL l’auraient endormi. Les dialogues incompréhensibles de la Noah ou de la NJPW représentaient un obstacle considérable pour s’émouvoir et comprendre la psychologie du puroresu.
Côté américain, la TNA n’avait guère d’arguments. Trop d’approximations grossières : un ring insuffisamment spacieux, des matchs bons mais rushés, et la moitié du roster qui parvenait à catcher sans verser ne serait-ce qu’une minuscule goutte de sueur. Oui, j’étais dur avec la TNA mais pas injuste, car je la suivais rigoureusement.

Cure de désintox foirée pour un catcheur de la AAA.

Cure de désintox foirée pour un catcheur de la AAA.

Le plus raisonnable était de taper directement dans le lot des DVD WWE. Honte à moi pour ce manque d’originalité. Si tout ne m’avait pas paru démodé, j’aurais choisi WrestleMania XIX. Mon préféré. Seulement, le cœur n’y était pas. Je regrettai un instant de ne pas avoir l’enregistrement du dernier Falls Count Anywhere de Rollins et Ambrose à Raw. J’avais pris tant de plaisir à le regarder. J’avais voyagé dans le temps, presque revenu aux années où le catch américain était le spectacle le plus exotique du monde. Avant que n’apparaissent toutes ces séries hollywoodiennes déclinées en autant d’épisodes qu’il y a de volumes dans un manga, et que les hommes politiques ne piquent leur sens du coup de théâtre aux hommes en slip. Mon doigt longea les dizaines de tranches de boîtiers, reliefs en strates de mon éducation culturelle hot dog et potatoes. Pas un seul titre de PPV ne lui donna envie de s’arrêter. Pas un ! Je m’étais vraiment levé du mauvais pied. Énervé, je bouclai le coffre, pris ma cargaison de pâtisseries et rejoignis l’hôtel. Je déposai un paquet sur le plan de travail du réceptionniste et repris ma place en salle à manger, devant Sébastien.

— C’est quoi ça ? demanda-t-il avec une rondelle de Cheerioos sur la joue.
— Rien. Sers-toi, mange, et ne discute pas.

Sébastien ouvrit le sachet en papier et tira un croissant au beurre. Puis, il déplia le couvercle d’une des boîtes et montra ses dents recouvertes de pâte humide à base de Cheerioos et de pulpe d’orange. Il s’empiffra, gloussant à chaque bouchée, dégoulinant de lait sur le bord de la table et sur son pantalon. J’avais envie de le baffer. Les joues remplies, il me dit tout bas, crachant des morceaux marron à chaque consonne :

— Maîtrffre… le garçon à l’accueil… pensez pas qu’on devrait lui filer un DffVDfff… l’a l’air de se faire chier dans sa vie.

Adorable Sébastien. Nous étions sur la même longueur d’onde ce matin. Je lui répondis avec candeur, parcouru par l’extase symbiotique d’un couple dans les premiers mois d’une passion brûlante.

— Ferme là quand tu manges. T’en fous partout. Tu vois bien que je n’ai pas mis ma combinaison anti-Cheerios ce matin, non ?

Mon jeune deuxième classe porta sa serviette à sa bouche et en rabattit les bords sous son nez. Il essuya les perles de lait qui décoraient son duvet et le chocolat qui l’encrassait.

— Pardon.

J’aimais sentir la déférence sculpter chacune de ses excuses. Cela excitait mon sadisme vaurien. Après un court silence, je lui donnai la parole avec une question toute simple.

— De but en blanc, quel DVD de catch lui offrirais-tu à cette moisissure ?

Et Sébastien cracha encore. Pas bilingue pour un sou le calicot de Darty. Sa langue rechignait à prononcer proprement les titres anglais des pay-per-views.

— Ben euh… comme ça… euh… le dernier Slammiversary !

Recommanderiez-vous Slammiversary XII à un profane ? Répondez en com’.

Recommanderiez-vous Slammiversary XII à un profane ? Répondez en com’.

Quelques Cheerioos proches de la noyade se collaient les uns aux autres pour survivre à la surface du lait tiède. Sébastien me parut irrécupérable. Ses goûts de chiottes m’enfonçaient l’estomac dans les poumons avec la violence d’une série d’uppercuts au corps. On ne pouvait pas convertir le monde au catch avec un spectacle sans envergure. Slammiversary XII, l’heure de gloire d’Eric Young, encore lui, n’avait absolument pas marqué les esprits. Ou si peu. Je commençai à admettre que j’avais commis une erreur en recrutant ce garçon et qu’il était préférable qu’il retourne vendre des télés chez son ancien patron. Il valait mieux me présenter seul au concours de sandwichs et reprendre ainsi mes habitudes de cavalier solitaire. C’était l’option la plus sensée.
Je pris un éclair au chocolat, en enfonçai une moitié dans mon gosier avant de refermer ma mâchoire sur son dos glacé. Je préparais intérieurement mon discours d’adieu. J’étais même prêt à payer les deux chambres et les petits-déj pour que la séparation soit plus douce. Mais l’innocent boulet de la grande distribution me fit avaler de travers avant que nous rompions pour de bon. Cela devenait une fâcheuse habitude.

— Je n’ai pas encore vu autant de PPV que vous, Maître. Et il me semble que je ne comblerai jamais mon retard. Ainsi, j’ai proposé Slammiversary pour plusieurs raisons. Voulez-vous que je vous les énonce ?

J’acquiesçai. L’éclair au chocolat était goûteux, sa pâte fraîche. Elle me faisait penser à la peau sucrée de Clara, cette étudiante que j’avais rencontrée sur le parking d’un bar, alors qu’elle urinait sur le capot d’une voiture. Celle de son ex-petit ami. Un trou du cul de 20 ans qui roulait en Audi. Clara… Elle avait tout de la pensionnaire échappée d’un asile. Un mètre soixante-huit, toujours nippée avec des robes hyper flashy. Elle s’était accroupie, le cul au-dessus des essuie-glaces, et s’était soulagée en proférant des insultes en basque. Ou en corse. Je ne sais plus exactement. Une mélodie comme celle qu’on entend à quatre heures du matin dans les ruelles qui déversent les derniers fouille-merde refoulés des bars. Quel souvenir !

De temps en temps, Clara donne de ses nouvelles à l’UGM. Ici, elle pose avec son père.

De temps en temps, Clara donne de ses nouvelles à l’UGM. Ici, elle pose avec son père.

— D’abord, Slammiversary est un PPV récent. J’aurais pu vous dire immédiatement WrestleMania XIX. Cela aurait toutefois été une erreur. Ce show a onze ans. On ne peut pas conquérir un novice avec quelque chose de périmé. Le classique, en catch, n’est pas une porte d’entrée. Ensuite, même si Slammiversary n’est pas un spectacle universellement connu — il serait d’ailleurs erroné d’affirmer que WrestleMania en est un —, qu’il est organisé avec des moyens somme toute limités, l’ambiance générale pendant les combats est très, je dis bien « très », chaude. Petite salle, petit public, mais chaque spectateur s’arrache les bronches pour encourager les stars. N’est-ce pas capital pour le succès d’un show ? Pour l’effet qu’il peut produire ?

— Continue, boy-scout !

J’avais l’impression d’être en face du jeune héros de Death Note. Une telle capacité de raisonnement chez un vendeur Darty ? Foutaise !

— Ensuite, la qualité in ring me semble bien présente. L’enjeu qui pèse sur le Championnat poids lourds était faible, car on se doutait bien que Young finirait la soirée les bras levés. C’est toutefois un détail qui échapperait facilement à un novice comme cette « moisissure ». Qui plus est, deux matchs sont organisés en début de carte pour déterminer les deux aspirants à la ceinture. Si bien que le début et la fin du menu sont directement liés. Aries et Lashley décrochent leurs billets et s’engagent dans un Triple Threat Match, en cage, de bonne qualité. Le Champion reste champion après une belle performance et un bon storytelling… que demander de plus ?

— Épatant, mais c’est nu…

— Une dernière chose, Maître. Pardonnez-moi de vous couper. Vous choisissez sciemment de donner les clés de lecture du catch à un amateur par le biais d’un petit PPV ; imaginez sa réaction lorsqu’il découvrira qu’il y a encore plus grand ! Il sera émerveillé, et probablement préservé d’un sentiment de déception lorsqu’il abordera d’autres spectacles. De Slammiversary XII, qui est beau, à WrestleMania XXX, qui est immense, le mètre étalon sera quoi qu’il arrive le premier show visionné. Peu importe ce qu’on voit après, le moment de la découverte est ancré dans l’inconscient… Et si d’aventure la personne visionne une Navigation de la Noah, avec 2000 fans japonais, ou la Lucha Underground et ses 500 geeks américains, elle ne sera pas dépaysée, parce que son inconscient aura accepté depuis sa naissance — en tant que passionné — que le catch soit à géométrie variable. Pas uniquement une affaire de spectacle grandiose à plusieurs millions de dollars…

Kenta et Marufuji devant 2000 personnes : — Arigato Gozaimasu ! — Zaken nayo* !

Kenta et Marufuji devant 2000 personnes :
— Arigato Gozaimasu !
— Zaken nayo* !

Je repris un éclair. Cette fois, à la vanille. Un nouveau plongeon dans de vieux souvenirs me rappela à quel point j’avais eu peur que Clara urine sur ma R5 après notre rupture. J’avais dû cacher la voiture dans une rue voisine pour éviter que cette petite furie ne me fiche la honte dans le quartier. Que c’était bon de faire l’amour avec elle ! Une nuisance pour les oreilles, mais une femelle toute en ondulations, un vertige brun à la peau dorée et couverte de minuscules grains de beauté…

Je continuai à bouffer, préférant feindre un consentement désintéressé à son « verbiage » bien échafaudé.
N’empêche, l’élève m’avait cloué le bec.

Sébastien termina son bol et se leva de table. Le réceptionniste était caché derrière son comptoir. Ses épis dépassaient de sa planque avec la grâce de mauvaises herbes. Il remplissait un cahier au stylo à bille. Son nez collait presque au cul du stylo. L’éclairage était faiblard et la lumière du jour filtrée par une purée grise lourde et humide, typiquement haut-saônoise. Voir les lignes de ce cahier ne devait pas être évident.
Quelques billets fusèrent à côté d’un pot de fleurs fanées. J’entendis un merci et le bruit de la porte d’entrée qui se refermait. Mon café refroidissait. J’allai m’en servir un autre. Cafetière à la main, j’apostrophai la moisissure.

— Z’avez entendu parler du Roi du Snack ?

Le réceptionniste leva lentement la tête et se dérida un peu. Ses yeux noircissaient son visage. Ils étaient tout au fond d’un forage de fatigue et d’ennui.

— C’est la plus grande fête du village monsieur. Si vous remontez la rue, un peu plus loin à droite, il y a un champ avec un chapiteau. Allez y faire un tour, il y a une buvette…
— En fait, nous allons participer !
— Au concours ?
— Bah oui ! Je suis pas mauvais en sandwichs.

Je crus un instant qu’un gisement de lumière se nichait derrière ses deux trous noirs.

— Alors vous aussi, vous voulez gagner ce camion ?
— Un camion ?
— Oui, enfin, c’est une camionnette. Le vainqueur repart avec une camionnette restaurant. Ce sont les dix ans du comité organisateur. Une chance comme celle-là, personne ne voudrait la rater.

Et si c’était ça, le bonheur ?

Et si c’était ça, le bonheur ?

Sébastien réapparut dans le hall d’entrée, un DVD à la main. Il le posa sur le guichet puis le poussa vers le type de l’accueil en disant simplement : « cadeau ».

Nous tournâmes simultanément les talons et partîmes en ajoutant un « merci » en chœur. Moi et Sébastien ne faisions qu’un.
Dans notre dos, la moisissure observait attentivement la jaquette faite par mes propres soins. Le DVD de Slammiversary n’était encore même pas sorti aux États-Unis. C’était une copie, avec les commentaires de Célian Varini et Greg Deas, des amoureux du micro qui mettraient notre cobaye en confiance.

Arrivé à la R5, je jetai un œil en coin à mon élève. Il ignorait tout de l’épreuve qui nous attendait. Il était insouciant. La confiance qu’il n’avait pas en lui, il l’avait placée en moi. Je n’avais pas le droit de le décevoir. Le décevoir, c’était me décevoir. Voilà pourquoi il fallait gagner ce concours. Voilà pourquoi je me promettais en ce rude matin franc-comtois de devenir le Roi du Snack.

* Je t’emmerde

Avant cette chronique trop longue, l’UGM était comme ça


Après cette chronique vraiment trop trop longue, l’UGM était comme ça

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